Informations Pratiques

Soins dentaires

Chirurgien-dentiste ou Odontologiste
Il s’occupe médicalement de la sphère oro-faciale : la bouche, les dents, les gencives et les maxillaires. Il soulage, restaure et veille aussi à l’esthétique d’un sourire. Il traite aussi bien les caries que les infections plus graves de la cavité buccale. Il s’occupe des soins dentaires, de la réalisation de couronnes et autres prothèses dentaires avec l’aide du prothésiste. Il est également habitué à diagnostiquer et traiter la cause de douleurs orale et faciale et à gérer les urgences dentaires (douleurs, infections, traumatismes).

Cursus : Compter 6 à 9 ans d’études à l’Université organisés en 3 cycles de 1 à 4 ans chacun. À la clé, le DE (Diplôme d’Etat) de Docteur en chirurgie dentaire, obligatoire pour exercer.

Stomatologue
Médecin spécialisé dans les problèmes de la cavité buccale, il est en charge d’extractions dentaires difficiles ou qui nécessitent une anesthésie générale. Il pratique également des opérations plus complexes : malformations, traumatismes de la face, cancer, implants… La stomatologie est en effet une spécialité de la chirurgie et une branche de la chirurgie maxillo-faciale.

Cursus : La formation du stomatologue s’effectue en 5 ans après les études de médecine qui durent 6 ans.

Orthodontiste
C’est l’un des trois spécialistes reconnu comme tel avec la chirurgie orale et la médecine bucco-dentaire. Un orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialisé en orthopédie dento-faciale. Il surveille la croissance des mâchoires, corrige les malpositions dentaires des enfants ou des adultes et rétablit leur bon alignement à l’aide d’appareils orthodontiques, de bagues dentaires, d’appareils invisibles. ll a pour objectif de traiter à la fois le côté fonctionnel et l’aspect esthétique de la denture. L’orthodontiste effectue des examens et des radiographies, pose un diagnostic, établit un plan de traitement, prépare les devis descriptifs des appareils correcteurs en vue de leur fabrication en laboratoire, il procède à la pose et aux ajustements périodiques des appareils. Il traite aussi les traumatismes dentaires. Le spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale s’engage à n’exercer que l’orthodontie.

Cursus : L’orthodontiste est un dentiste qui, en plus de son cursus de chirurgien-dentiste, est titulaire d’un diplôme appelé CESMO (Certificat d’Études Supérieures Mention Orthodontie), obtenu à l’issue de quatre années d’études supplémentaires après le cursus de chirurgie dentaire.

Endodontiste
Il traite essentiellement la prévention, le diagnostic et le traitement des problèmes concernant l’intérieur de la dent, en particulier ceux concernant les canaux des dents qui contiennent la pulpe dentaire. Par ses formations et son expérience, il traite à la fois des cas simples ou bien des cas plus complexes de traitement du système pulpaire.

Parodontiste
La parodontie est une branche de la médecine dentaire. Un parodontiste est un dentiste plus spécialisé dans la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies associées aux tissus de support des dents : maladies des gencives, déchaussement des dents, lésions dermatologiques qui se manifestent dans la bouche, troubles osseux. C’est un expert des greffes de gencives, de la chirurgie gingivale, de l’insertion chirurgicale dans l’os de la mâchoire des vis de titane préalables aux prothèses (implants dentaires).

Cursus : Le parodontiste est donc d’abord un docteur en médecine dentaire avec au moins 3 années d’études post universitaires spécialisées.

Pédodontiste
Chirurgien-dentiste spécialisé pour les enfants, il pratique les soins dentaires, enseigne l’hygiène buccale, s’occupe des problèmes spécifiques au développement de leurs dents. Il travaille en étroite relation avec les orthodontistes qui s’occupent éventuellement de l’enfant. En raison de la sensibilité propre à l’enfant, il sait prendre le maximum de précautions pour que les premières visites se passent bien (environnement, pratiques spécifiques) évitant ainsi de perturber les soins futurs.

Occlusodontiste Il prend en charge les problèmes de la mâchoire comme le bruxisme (grincement des dents nocturnes dans 80% des cas), les questions d’occlusion dentaire, les douleurs articulaires au niveau des mandibules.
L’occlusodontie vise à rétablir une bonne fonction au sein de tous les composants de l’appareil manducateur. Cela concerne le bon contact entre les dents des mâchoires supérieure et inférieure, ainsi que l’équilibre général entre les mâchoires tant au niveau musculaire qu’articulaire.

Honoraires et remboursements

Les honoraires qui vous seront demandés en contrepartie tiennent compte de la complexité des soins qui vous sont dispensés.
A partir du 1 er Juin 2014, la nomenclature générale des actes professionnels (UNGAP) a disparu au profit d'une nouvelle nomenclature dénommée CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux). Son application est obligatoire, et pour chaque traitement le praticien devra inscrire les codes existants, y compris pour les actes non remboursés.
Vous pouvez consulter le site : http://www.ameli.fr/accueil-de-la-ccam/index.php

Comment fonctionnent les remboursements d’honoraires ?

1 - Les actes « conventionnés » : il s’agit des actes figurant dans la nomenclature de la Sécurité Sociale, de type soins dentaires courants, détartrage, carie... La Sécurité Sociale vous remboursera 70 % du tarif de convention, 80% pour les bénéficiaires de l'allocation supplémentaire du Fonds spécial vieillesse (F.S.V.) ou de l'Allocation de solidarité pour les personnes âgées (A.S.P.A.) et 90% pour les affiliés au régime social d’Alsace-Lorraine. Si vous avez souscrit une assurance complémentaire (mutuelle), celle-ci viendra compléter les 30 % restants.

2 - Les dépassements d’honoraires : certains actes (inlay, prothèse, chirurgie…) font appel à des technologies ou à des matériaux plus élaborés. S’ils font l’objet d’un complément d’honoraires, celui-ci peut être pris en charge, pour tout ou partie, par votre mutuelle santé en fonction du type de contrat que vous avez souscrit.

3 - Les actes dits "hors nomenclature" (chirurgie parodontale, implants dentaires) : la Sécurité Sociale ne les prend pas en charge. Votre mutuelle pourra participer aux frais en fonction de votre contrat.

4 - Le programme de prévention de l'Assurance Maladie, M'T dents. Votre enfant peut bénéficier d'un examen bucco-dentaire gratuit s'il est sur le point de fêter ses 6, 9, 12, 15 ou 18 ans. Un mois avant son anniversaire, vous recevez chez vous une invitation à consulter le chirurgien-dentiste de votre choix. Cet examen bucco-dentaire doit avoir lieu dans les six mois suivant son anniversaire ou dans le courant de l'année s'il est déjà allé chez le chirurgien-dentiste.

Dents chez l'adulte

Plaque dentaire

Comment se forme la plaque dentaire ?
La cavité buccale contient de façon naturelle plusieurs centaines de bactéries différentes. Quelques minutes après un brossage de dents minutieux, des bactéries adhèrent à la surface dentaire. Leur quantité augmente progressivement et elles sécrètent un substrat très adhérent aux dents dans lequel elles s’organisent en un véritable écosystème : c’est ce que l’on appelle la plaque dentaire.

Pourquoi éliminer la plaque dentaire ?
Les bactéries contenues dans la plaque dentaire agressent notre organisme en permanence.
Elles sont à l’origine de divers types de lésions :
- Localement au niveau buccal, elles peuvent provoquer des infections dentaires (caries, abcès dentaires) et des infections de la gencive (parodontites, abcès parodontaux).
- Elles peuvent également passer dans la circulation sanguine et être responsables d’infections diverses : pulmonaires, cardiaques, …

En fonction des particularités de chacun, les organismes se défendent plus ou moins bien contre cette agression. Certains vont développer des lésions importantes en présence d’une quantité réduite de plaque dentaire, alors que d’autres peuvent supporter une grande quantité de plaque sans lésion. Il est donc possible que vous soyez plus ou moins sensible aux maladies carieuses et parodontales.

Detartrage

Comment se forme le tartre ?
Après chaque repas une fine pellicule constituée de débris d’aliments et de nombreuses bactéries se forme à la surface des dents : c’est la plaque dentaire. Si elle n’est pas retirée de façon très régulière par un brossage efficace, la plaque dentaire se minéralise et durcit pour former le tartre qui est très adhérent. Le tartre étant poreux, de nombreux microbes viennent s’y loger, ce qui peut entraîner le développement de caries ou de maladies des gencives.

Pourquoi un détartrage ?
Un détartrage régulier, associé à un nettoyage professionnel au cabinet et à un brossage efficace, fait disparaître les marques du jaunissement. Le détartrage redonne ainsi aux dents un aspect esthétique normal. En outre, l’élimination du tartre permet de recréer un environnement sain pour les dents et les gencives, de renforcer l'hygiène bucco-dentaire et de prévenir l’apparition de nombreuses maladies gingivales et parodontales.

La technique
Le détartrage est réalisé manuellement en grattant la pellicule de tartre à l'aide d'instruments appelés curettes ou effectué avec un appareil à ultrason pour décoller tous les dépôts. Ces deux méthodes peuvent être complémentaires. Le détartrage se termine par un polissage des surfaces dentaires à l'aide de brossettes montées sur un instrument rotatif et imprégnées d'une pâte à polir.

Hypersensibilité

Quelle est son origine ?
Parmi les différents composants des dents (émail, cément, dentine et pulpe), c’est l’émail qui permet de protéger les dents contre les réactions douloureuses au chaud, au froid, au sucre ou au toucher…

Au niveau des collets, il est fréquent qu'une partie de dent non recouverte d’émail soit exposée sans protection dans la cavité buccale, ce qui entraîne en général une hypersensibilité plus ou moins importante. Il existe deux causes principales à cela :
- La fracture d’un morceau d’émail au collet de la dent ou l’usure très importante de l’émail due à un brossage trop agressif.
- La récession de la gencive entraînant la mise à nue d’une partie de la racine de la dent (la racine n’est pas recouverte d’émail).

Traitement de l’hypersensibilité
L’hypersensibilité peut être traitée en procédant à la désensibilisation des collets de deux manières :
- La désensibilisation réalisée au cabinet par application de produits spécifiques sur les zones sensibles ;
- La désensibilisation à domicile par utilisation de dentifrices, gels et bains de bouche appropriés.
Ces deux méthodes de traitements sont souvent mises en œuvre en parallèle. Dans certains cas, on peut également envisager un recouvrement des collets par greffe de gencive.

Conserver une haleine fraîche

Contrôler la mauvaise haleine
La mauvaise odeur de la bouche est due aux bactéries et aux débris de nourriture situés sur les dents, la langue, la gencive, les joues...
Il convient de distinguer la mauvaise haleine transitoire normale, présente le matin avant de se brosser les dents, ou après la consommation de certains aliments (ail, oignon), de certaines boissons (café, thé, alcool) ou de tabac, de l’halitose vraie. Cette dernière apparaît à des heures distinctes de la journée. L’halitose peut être légère, modérée ou sévère.

Traitements pour une haleine fraîche
Voici quelques conseils pour conserver une haleine fraîche :
- Bien se brosser les dents avant le coucher diminuera le nombre de bactéries en bouche pendant la nuit. Effectuez un nouveau brossage après le petit-déjeuner.
- N’oubliez pas de vous brosser le palais, les joues et la langue (en partant de l’arrière vers l’avant) tous les jours. Il existe des brosses spéciales disponibles en pharmacie.
- Pour éliminer les particules de nourriture qui résistent au brossage, vous pouvez utiliser un fil dentaire.
- Avant le coucher, il est recommandé de bien s’hydrater pour diminuer la sécheresse de la bouche qui favorise la prolifération des bactéries.
- L’utilisation d’un bain de bouche peut aider puisque le rinçage avec une solution buccale adéquate empêchera le développement des bactéries.
- Si vous portez un appareil mobile, il est important de le nettoyer, de le brosser avec une brosse à prothèse et de le désinfecter deux fois par jour.

Dents de l'enfance à l'adolescence

Première visite

Quand la première consultation doit-elle avoir lieu ?
La première visite chez le dentiste doit avoir lieu autour de 4 à 5 ans. Cette rencontre axée sur la prévention permet de vous donner toutes les explications nécessaires sur le développement futur des dents de votre enfant, d’évaluer les risques propres à chaque enfant et de vous conseiller sur les principaux gestes préventifs pour la santé de ses dents (brossage, fluor, alimentation…). L'environnement familial sera aussi pris en compte (présence de sensibilités carieuses par exemple).
Il est ensuite nécessaire de consulter le cabinet pour des visites de contrôle une fois par an. Ces visites préventives permettent de vérifier l’existence ou non d’anomalies (malposition dentaire, coloration anormale, présence de carie, de tartre…) ainsi que le bon déroulement de la chute des dents de lait et l’apparition des dents définitives.

Comment se déroule la première consultation ?
La première visite consiste généralement en une simple « prise de contact », sans piqûre ni carie à soigner ! Il est important de rassurer votre enfant et de ne pas l’influencer avec vos éventuelles craintes personnelles. Si votre enfant ne perçoit pas d’appréhension de votre part, les visites se dérouleront en douceur.
Le plus souvent, vous pouvez rester dans la salle de soins avec votre enfant jusqu’à environ 5 ans. Cependant, au-delà de 8-10 ans, l’accompagner risque de le déstabiliser et de lui laisser croire qu’il est en danger.

Les rendez-vous à ne pas manquer
Les dates clés du suivi dentaire se situeront ensuite à 6 ans, 9 ans, 12 ans, 15 et 18 ans : suivi des dents définitives, bilan d’orthodontie, sensibilisation à l’hygiène et à l’alimentation, vérification des dents de sagesse... Ces consultations s'inscrivent dans le programme MT'dent de l’assurance maladie et sont sans avance de frais.
Ces rendez-vous de l’assurance maladie ne dispensent pas d’une visite de contrôle annuelle.

Pourquoi soigner les dents de lait

La carie est une infection de la dent. Il est donc nécessaire de la soigner, au même titre qu’une angine ou qu’une bonne grippe. Si la dent n’est pas soignée, l’infection peut se propager le long des racines de la dent de lait et former un abcès au niveau de la mâchoire.

Outre le fait que cette infection porte atteinte à l’état de santé général de l’enfant (avec apparition possible de fièvre et de ganglions), les germes des dents définitives situés juste en dessous peuvent être mis en péril. Si la dent de lait n’est pas soignée à temps, l’infection de la dent de lait peut entraîner des défauts de l’éruption, de la forme ou de la couleur de la dent définitive.

De ce fait, il est plus que souhaitable de faire consulter régulièrement (une à deux fois par an) les jeunes enfants dès l’âge de 3 ou 4 ans afin d’intercepter et de soigner d’éventuelles caries.

Les caries du jeune enfants

La carie du biberon
Les enfants qui s’endorment au sein de leur mère ou avec un biberon rempli de lait, de jus de fruit ou de soda, ont un fort risque de développer de nombreuses caries qui apparaissent sous forme de tâches brunâtres sur les dents. Pour éviter tout risque de carie, le biberon que vous donnez à votre enfant en dehors des repas ne doit contenir que de l’eau.

Prévenez les risques de caries grâce au fluor
Le fluor sert à la prévention de la carie en renforçant l’émail. C’est surtout au moment de la formation des dents (de 0 à 12 ans) qu’il a une efficacité maximale.
A partir de l’âge de deux ou trois ans, l’utilisation d’un dentifrice au fluor est le meilleur moyen de prévention des caries. Veillez à utiliser des dentifrices pour enfant qui contiennent une dose de fluor adaptée.

Limitez le sucre
Certains aliments sont particulièrement cariogènes, il ne faut pas en abuser (sucre à assimilation rapide : confiseries, gâteaux, sodas…).

Montrer les bons gestes d’hygiène
Apprenez à votre enfant à se brosser les dents après chaque repas en lui montrant les bons gestes. A partir de 5/6 ans les enfants doivent avoir acquis une technique de brossage efficace.

Attention
On ne voit pas toujours l’apparition d’une carie à l’oeil nu. Une radiographie des molaires de lait peut permettre de dépister et de traiter au plus vite des caries qui ne se voient pas encore.

Éviter les caries grâce au scellement des sillons

En quoi consiste l’intervention ?
Sceller les sillons consiste à couler une résine fluide, fluorée, dans les sillons des premières et deuxièmes molaires permanentes afin de les obturer. Le soin se fait sans anesthésie après un nettoyage minutieux des dents.

Pourquoi sceller les sillons des dents des enfants ?
Le scellement des sillons est indiqué pour deux raisons principales :
- Les molaires permanentes des enfants présentent souvent de profonds sillons dans lesquels les poils de la brosse à dents ne peuvent pas pénétrer.
- L’émail des dents permanentes n’est pas totalement mature pendant les quelques années qui suivent l’éruption ; ce qui rend les dents particulièrement sensibles aux caries.

Qui peut en profiter ?
Le scellement des sillons présente un intérêt pendant la période de fragilité de l’émail, c'est-à-dire pendant les deux ou trois premières années suivant l’éruption des premières et deuxièmes molaires permanentes. Ce traitement concerne donc globalement les enfants de 6 à 14/15 ans. Les enfants qui présentent déjà plusieurs caries, ou des sillons très profonds, sont particulièrement concernés.

Dents cassées

Les dents de lait (jusque vers 6-7 ans)
- Si la dent de lait bouge, pas d'affolement, il n'y a pas d'urgence même si la gencive saigne un peu.
- Si la dent de lait s'est déplacée, essayez de la remettre en place puis prenez un rendez-vous chez votre dentiste.
- Si la dent de lait s'est cassée et que vous voyez une goutte de sang au niveau du trait de fracture de la dent, prenez un rendez-vous en urgence chez votre dentiste. Dans le cas où vous ne voyez pas de goutte de sang il n'y a pas de caractère d'urgence.
- Si la dent de lait est rentrée dans la gencive, il n’y a pas de traitement d'urgence mais prenez un rendez-vous rapidement chez votre dentiste.
- Si la dent s'est expulsée complètement (avulsion), il n'y a aucun traitement. Il ne faut pas réimplanter une dent de lait.
Dans tous les cas, prenez un rendez-vous rapidement chez votre dentiste.

Les dents permanentes (à partir de 7 ans)
- Si la dent permanente bouge, pas d'affolement, il n'y a pas d'urgence même si la gencive saigne un peu.
- Si la dent permanente s'est déplacée, essayez de la remettre en place puis prenez un rendez-vous en urgence chez votre dentiste.
- Si la dent permanente s'est cassée et que vous voyez une goutte de sang au niveau du trait de fracture de la dent, prenez un rendez-vous en urgence chez votre dentiste.
Essayez de retrouver le morceau fracturé et conservez le dans du sérum physiologique ou dans du lait stérilisé.
Dans le cas où vous ne voyez pas de goutte de sang il n'y a pas de caractère d'urgence. Essayez de retrouver le morceau fracturé et conservez-le dans du sérum physiologique ou dans du lait stérilisé.
- Si la dent permanente est rentrée dans la gencive, il n'y a pas de traitement d'urgence mais prenez un rendez-vous rapidement chez votre dentiste.
- Si la dent s'est expulsée complètement (avulsion), il y a urgence.
- Si vous le pouvez, réimplantez la dent dans son alvéole après l’avoir rincée sous l’eau sans la brosser.
- Si vous le pouvez, conservez la dent d'abord dans la bouche entre la joue et les dents, puis dans du sérum physiologique ou dans du lait stérilisé dans une poche de glaçons. Contactez votre dentiste ou le service ORL le plus proche ceci le plus rapidement possible. Plus le délai de réimplantation est court (moins de 1 heure), plus les chances de succès sont élevées.

Les pathologies

Caries

L’évolution de la carie
La carie est une infection de la dent qui se caractérise par l’apparition d’une cavité à la surface de l’émail. Au fur et à mesure que la carie progresse, cette cavité va se frayer un chemin vers l’intérieur de la dent jusqu’à atteindre le nerf. Les premiers signes pouvant révéler la présence d’une carie sont les douleurs au sucre, au froid ou au chaud.

Les complications locales de la carie
Lorsque la carie n’est pas traitée à son début, on pourra voir apparaître une rage de dent, des abcès dentaires ou des kystes.

Le traitement de l’infection
Pour soigner une carie, la dent est endormie (sauf si la carie est très superficielle), et la partie cariée est retirée. Après cette première étape, la dent présente une cavité qui doit être désinfectée afin de pouvoir la reconstituer à l’abri des microbes, et éviter ainsi tout risque de récidive de la carie. Si la carie a atteint le nerf, la dent devra nécessairement être dévitalisée avant d’être reconstituée.

La dévitalisation

Pourquoi dévitaliser une dent ?
Une carie profonde ou un traumatisme (choc, dent cassée...) peuvent entraîner des lésions irréversibles au niveau du nerf de la dent. Lorsque c’est le cas, la dent doit obligatoirement être dévitalisée car le nerf ne peut plus guérir. Si la dent n'est pas dévitalisée, l’infection finira par se propager le long de la racine jusqu’à l’os de la mâchoire, et provoquera un abcès.

Comment dévitalise-t-on une dent ?
Dévitaliser une dent consiste, sous anesthésie locale, à retirer complètement le nerf, à désinfecter l’intérieur des racines et à les reboucher de façon étanche.
Étape 1 : une voie d’accès est ménagée à travers la dent pour accéder aux racines.
Étape 2 : la longueur de chaque racine est déterminée avec précision. Les racines sont ensuite nettoyées et élargies à l’aide de petites limes puis sont désinfectées avec des antiseptiques.
Étape 3 : les racines sont obturées de façon étanche pour éviter toute réinfection.
Une dévitalisation doit en principe durer toute une vie, mais dans certains cas rares, elle a besoin d’être renouvelée. La dent est alors désobturée, désinfectée puis obturée à nouveau.

Reconstitution de la dent après dévitalisation
Une dent dévitalisée est souvent une dent très délabrée donc fragile. Pour la consolider, elle doit être reconstituée de façon adéquate.
Mettre une couronne sur une dent dévitalisée permet de sertir totalement ce qui reste de la dent et d’éviter ainsi qu’elle ne se fende. Dans le cas où la dent est moins fragilisée ou moins sollicitée, un simple plombage peut être envisagé.

Les aphtes

Que sont les aphtes ?
Il s’agit d’ulcérations superficielles de petite taille que l’on trouve le plus souvent dans la bouche. Isolés ou groupés, les aphtes forment une lésion arrondie, recouverte au centre d’un enduit blanc-jaunâtre et bordée de rouge. Ils provoquent une gêne plus ou moins douloureuse lors de la mastication. L’alimentation devient alors difficile.

Quelle est leur origine ?
Ils correspondent à la destruction localisée d’une zone de tissu à l’intérieur de la bouche. Ils surviennent de façon isolée chez un individu en bonne santé. Les aphtes peuvent être liés à certains facteurs qui favorisent leur apparition :
- Lorsqu’il y a des carences, par exemple en vitamines B12
- Pour des raisons psychologiques (stress)
- Par la prise d’aliments riches en histamine (noix, chocolat, gruyère…)
- Quand il y a des traumatismes locaux (irritation par une prothèse ou un appareil dentaire)
- A cause d’infections virales, d’états grippaux...

Les abcès

Les abcès d’origine dentaire
Ce sont des abcès qui se produisent au bout de la racine d’une dent nécrosée, c'est-à-dire dont le nerf est mort. Cette nécrose peut être due à une grosse carie ou à un traumatisme (choc sur une dent). Les abcès dentaires peuvent également être dus à une fêlure et, dans ce cas, le nerf de la dent peut être vivant. En général, la dent est sensible à la pression. On observe parfois un gonflement au niveau de la gencive et un écoulement de pus à cet endroit. Le traitement d’urgence consiste souvent à prescrire des antibiotiques. La dent devra ensuite être dévitalisée pour éviter la récidive. Dans le cas d’une dent fracturée, la dent sera quasi systématiquement extraite.

Les abcès parodontaux
Ces sont des infections aiguës de la gencive qui se manifestent par un gonflement avec élimination de pus à la pression. La dent peut être mobile et parfois même se déplacer légèrement. Le traitement d’urgence consiste à prescrire des antibiotiques. L’abcès peut également être percé pour faire sortir tout le pus. Une fois l’abcès disparu, un traitement parodontal devra être entrepris afin d’éviter une récidive.

Le bruxisme

Manifestations
Au niveau de la bouche, les forces très importantes mises en jeu pendant le bruxisme peuvent avoir des effets nuisibles. Sur les dents, bien sûr, usées prématurément, et il faut souligner que cette usure peut aussi concerner les dents de lait. Une autre conséquence du bruxisme nocturne est la fatigue des muscles de la mâchoire constatée au réveil. Cette gêne limite alors les mouvements mandibulaires avec parfois des douleurs en avant de l’oreille. Les forces du bruxisme sont aussi capables de déplacer les dents, si la gencive est en mauvais état (maladies parodontales), et de causer des dégâts sur les articulations de la mâchoire.

Origine
On a longtemps pensé que l'usure des dents était elle-même la cause du bruxisme. Il est maintenant démontré que l'usure excessive des dents est la conséquence et non la cause du bruxisme. Diverses propositions ont ensuite été faites mettant en cause des facteurs psycho-émotionnels, tel que le stress, dans le développement du bruxisme. Aujourd'hui les travaux de recherches portent surtout sur les troubles du sommeil, et en particulier sur les médiateurs chimiques qui interviennent dans la régulation des phases du sommeil. En effet, lors d'études faites en laboratoire du sommeil sur des patients souffrant de bruxisme, il a été constaté que les muscles de la mâchoire ne sont pas les seuls touchés par des contractions et mouvements involontaires. Les jambes et bien d'autres muscles du corps sont concernés. Le bruxisme observé au niveau de la mâchoire n'est donc qu'un des signes visibles d'une situation générale ; c'est sous cet angle qu'il est envisagé.

Traitements
Actuellement, les causes réelles du bruxisme n'étant pas connues, il n'existe pas de moyen de traitement de cette parafonction (le bruxisme n'est pas une maladie). On se contente donc d'en limiter les effets destructeurs sur les mâchoires. Le moyen utilisé est une orthèse orale (ou gouttière), sorte de protection amovible en résine placée sur une des mâchoires pendant la nuit. Cette gouttière est plus tendre que les dents, de telle sorte que les mouvements de grincements aboutissent à l'user sans que les dents ne soient endommagées. Bien entendu, si le bruxisme se poursuit pendant plusieurs années, la gouttière de protection devra être refaite. Le fait de serrer des dents durant la journée, sans grincements (et donc sans bruit) conduit à des symptômes identiques : fatigue musculaire de la mâchoire, usure des dents, déplacements dentaires, difficultés articulaires. Cependant, un diagnostic précis doit être fait pour savoir ce qui relève du bruxisme nocturne, avec la mise en place d’une protection par gouttière (bruxisme nocturne), et ce qui relève d'une étude approfondie des désordres de l'appareil manducateur.

L'examen radiologique panoramique

Une radio panoramique dentaire est un cliché radiographique de l'ensemble de la denture et des articulations temporo mandibulaires.
Toutes les dents sont donc visibles sur le même cliché ainsi que :
- Les arcades dentaires
- Les maxillaires supérieurs et inférieurs
- La partie basse des fosses nasales
- Le plancher des sinus maxillaires

En plus de l'étude des soins déjà effectués, ou à effectuer, sur les dents (traitement de caries, couronnes…), la panoramique dentaire permet de dépister les problèmes éventuels des dents, des maxillaires et des sinus, en particulier :
- Les caries
- La position des dents de sagesse dans les maxillaires
- L'existence de kystes dentaires à l'extrémité des racines
- Les dents surnuméraires
- Les agénésies dentaires (absence des germes des dents)
- L'évaluation générale de la perte de l'os de soutien des dents (parodontite)
- Les tumeurs

L’examen permet également de localiser l'emplacement des cavités naturelles (avant d'envisager la pose d'un implant dentaire par exemple) et le trajet du nerf mandibulaire.
- Chez l'enfant, la panoramique dentaire permet de visualiser les germes des dents définitives, c'est-à-dire des futures dents de l'adulte. Ceci autorise l'évaluation de l'âge dentaire. L’on peut voir aussi les agénésies (absence des germes des dents).
La panoramique dentaire est donc un outil de diagnostic souvent indispensable qui permet la planification du traitement du patient.
Avantages
- Large couverture des os de la face et des dents
- Capacité à être utilisée chez les patients qui ne peuvent pas ouvrir la bouche
- La version numérique permet un rayonnement beaucoup plus faible, sans incidence sur la santé

L’examen est habituellement pratiqué chez le radiologue. Certains cabinets dentaires disposent toutefois de l'appareillage nécessaire.

Les gencives

Les gingivites

Qu’est-ce qu’une gingivite ?
C’est une inflammation de la gencive, qui gonfle, devient rouge foncé et saigne au moindre contact : en se brossant les dents, en croquant dans une pomme. Fréquente, la gingivite est souvent localisée entre deux dents. Elle peut s’étendre et même se généraliser. Sans traitement elle favorise le déchaussement et peut également accélérer la perte des dents.

Quelle est son origine ?
Le plus souvent la gingivite est provoquée par la présence d’un excès de tartre, lui-même produit par la plaque dentaire. La plaque dentaire et le tartre sont des milieux favorables à la prolifération des bactéries, et donc à l’infection localisée de la gencive. Souvent liée à une hygiène buccale insuffisante, la gingivite est toutefois favorisée par certaines situations : grossesse, tabagisme, diabète, par des dents mal positionnées ou par une carie mal soignée...

Traitement
Le traitement des gingivites repose sur :
- une amélioration de l’hygiène dentaire par le patient
- un détartrage minutieux réalisé au cabinet
- l’utilisation éventuelle de bains de bouche

Le traitement des parodontites

Le traitement initial des parodontites
La désinfection des tissus parodontaux repose conjointement sur :
- L'utilisation à domicile de matériel spécifique permettant de nettoyer efficacement les dents même dans les zones les plus difficiles d’accès
- Un traitement anti-infectieux sur prescription du praticien. Dans certains cas, l’utilisation d’antibiotiques peut être envisagée
- Un surfaçage (ou curetage) effectué au cabinet afin de désinfecter et de nettoyer les zones situées sous vos gencives.
L’efficacité de ce traitement initial est évalué dans un délai de quelques semaines. Si l’infection persiste dans certaines zones, un second traitement, souvent chirurgical, pourra être proposé.

Le traitement chirurgical des parodontites
Il permet, en soulevant votre gencive, de traiter la parodontite de façon plus efficace. Dans certains cas, les lésions peuvent être réparées grâce à des greffes d’os ou de gencives.

Maintien des résultats obtenus
Pour conserver le bénéfice du traitement, une thérapeutique parodontale d’entretien constituée de nettoyages et de détartrages dentaires très réguliers devra être mise en place avec votre chirurgien-dentiste. Cet entretien dure toute la vie et doit être suivi avec le plus grand soin. C’est probablement la phase la plus importante du traitement.

Le surfaçage

Objectif du surfaçage
Le surfaçage est complémentaire du détartrage. Procédé non chirurgical, il permet d’assainir la surface des racines dentaires et la gencive en profondeur. L’objectif est de désinfecter les tissus et de permettre la fermeture des poches parodontales, par une ré-adhésion de la gencive sur la surface de la dent. Toutefois, lorsque le surfaçage de toutes les dents ne suffit pas à stabiliser la parodontite, d’autres thérapeutiques, notamment chirurgicales (lambeaux d’assainissement), peuvent alors être envisagées.

Comment réalise-t-on un surfaçage ?
Les importantes quantités de bactéries et de tartre qui se sont accumulées sous la gencive sont retirées après anesthésie. Le nombre de séances proposé peut varier en fonction de la gravité de la parodontite et du nombre de dents atteintes. Pour parfaire la désinfection sous-gingivale, le surfaçage peut être suivi d’une irrigation des poches parodontales à l’aide d’antiseptiques.

Les prothèses

Les différents types de prothèses dentaires

L’empreinte dentaire
L’empreinte est la phase préalable à la réalisation de la prothèse dentaire qui sera fabriquée sur mesure par le prothésiste selon les prescriptions du chirurgien-dentiste. Dans certains cas, plusieurs empreintes sont nécessaires. Entre-temps, vous bénéficiez d’une prothèse provisoire afin de protéger la dent et de garder le sourire avant la pose de la prothèse définitive.
Suivant votre situation, différents types de prothèses dentaires peuvent être envisagés :

Les prothèses dentaires fixées aux dents
Une dent abîmée peut être reconstruite avec des prothèses dentaires fixes.
Il existe plusieurs types de prothèses fixes utilisés selon les besoins :
- Une couronne dentaire prothétique pour remplacer l’ensemble de la partie visible de la dent. La couronne dentaire recouvre alors toute la dent et la consolide.
- Un inlay pour remplacer une petite partie de la dent.
- Un onlay qui est une couronne dentaire partielle.
Lorsqu’il manque une ou plusieurs dents, elles peuvent être remplacées par un bridge (ou pont dentaire). Le bridge est fixé aux dents voisines par un inlay, un onlay ou une couronne.

Les prothèses dentaires amovibles
Ce sont des prothèses que l’on peut mettre et retirer comme on le souhaite. Elles peuvent être partielles ou totales :
- Une prothèse dentaire amovible partielle ne remplace que certaines dents. Elle prend appui sur la gencive et sur les dents restantes à l’aide de crochets. - Une prothèse dentaire amovible complète remplace toutes les dents d’une mâchoire et s’appuie simplement sur la gencive.

Les prothèses dentaires sur implants
Il existe deux types de prothèses sur implant :
- Les prothèses dentaires fixes sur implants : ce sont des couronnes dentaires ou des bridges directement vissés ou scellés sur les implants dentaires.
- Les prothèses dentaires amovibles sur implants : ce sont des prothèses dentaires amovibles partielles ou complètes, stabilisées par des implants dentaires au moyen de systèmes d’attaches qui ressemblent souvent à de petits boutons-pression.

Les inlays et les onlays

Pourquoi un inlay/onlay plutôt qu'un simple plombage ou une résine dentaire ?
La résistance mécanique des inlays et des onlays est bien meilleure que celle des plombages dentaires et des résines réalisés directement au cabinet par les techniques classiques. Par ailleurs, les inlays et les onlays permettent d’obtenir un joint de meilleure qualité qu’avec une obturation classique. On augmente ainsi la fiabilité du point de contact avec les dents adjacentes, ce qui permet de réduire le risque de reprise de carie et les problèmes d’inflammation gingivale. Dans le cas de caries de volume important, la réalisation d’un inlay ou d’un onlay permet souvent d’éviter de réaliser une couronne dentaire qui entraînerait un délabrement plus important de votre dent.

Inlays, onlays et esthétique
Pour des questions de résistance mécanique, les inlays et onlays étaient réalisés systématiquement en métal. L’on peut maintenant fabriquer des inlays et des onlays très esthétiques, en résine composite ou en céramique, qui reproduisent de façon exacte la teinte et la forme de vos dents.

Technique de réalisation :
Première séance : la dent est préparée en nettoyant la carie et en taillant une cavité qui accueillera :
- L'inlay lorsque la cavité se trouve à l'intérieur des parois de la dent
- L'onlay lorsque la cavité englobe une ou plusieurs parois.
Une empreinte dentaire est ensuite réalisée et envoyée au laboratoire avec les références de teinte. L’inlay (ou l’onlay) sera fabriqué en un monobloc qui s’insère parfaitement dans la cavité comme un morceau de puzzle.
Deuxième séance : l'inlay est posé et collé dans la cavité de la dent. Contrairement aux obturations classiques, les inlays/onlays n’exercent pas de pressions sur les parois dentaires restantes (risque de fracture). L’adhésion chimique aux parois dentaires consolide l’ensemble et assure une meilleure étanchéité qui bloque toute infiltration bactérienne.

Prothèses amovibles partielles

Les prothèses entièrement en résine
Grâce à une empreinte réalisée au cabinet, le prothésiste réalise une plaque en résine rose, dans laquelle sont intégrées des dents artificielles en résine ou céramique. Des crochets sont positionnés de façon stratégique au niveau de la prothèse pour la stabiliser et la retenir pendant la mastication et l’élocution. L’appareil s’appuie uniquement sur les gencives. Ces prothèses en résine sont faciles et rapides à réaliser. Elles sont également peu onéreuses et servent souvent de prothèses transitoires.

Les prothèses à châssis métallique (ou stellite)
Ce sont des appareils plus élaborés, qui permettent de mieux préserver la gencive et les dents restantes. En général, deux empreintes successives sont nécessaires, à l’issue desquelles le prothésiste réalise une armature métallique. Elle s’apparente à un squelette qui sert d’échafaudage pour le soutien de la résine rose et des dents artificielles. Grâce au châssis métallique, ces prothèses peuvent s’appuyer non seulement sur la gencive mais aussi sur les dents, ce qui répartit mieux les forces. Les dents naturelles restantes, en contact avec les crochets, peuvent être légèrement taillées pour stabiliser l’appareil, voire couronnées si elles sont fragiles.

Les crochets sur les dents
Certains crochets situés sur les dents de devant peuvent être disgracieux. Il est possible de réaliser des crochets plus esthétiques ou bien d’utiliser des systèmes plus sophistiqués appelés attachements, qui permettent de les supprimer tout en garantissant la stabilité de l’appareil.

Les bridges et ponts dentaires

Les bridges collés
Les bridges collés permettent le remplacement d'une seule dent (voire de deux, dans certains cas) en s'appuyant sur les dents adjacentes au moyen d'ailettes métalliques collées. Lorsque la pose d'un bridge est possible, c'est une solution très esthétique et peu délabrante pour les dents voisines sur lesquelles on prend ancrage. La dent prothétique peut être en métal ou recouverte de céramique. En revanche, les ailettes ne peuvent pas être recouvertes de céramique. Elles sont donc de couleur métallique mais sont en général non visibles ou très discrètes.

Les bridges conventionnels
Pour ce type de bridge, l'ancrage sur les dents bordant l'édentement se fait le plus souvent au moyen de couronnes dentaires et parfois au moyen d'inlays ou onlays. De la même façon que les couronnes dentaire, les éléments du bridge peuvent être métalliques, céramo-métalliques ou entièrement en céramique (dans certains cas seulement). Les étapes de réalisation des bridges sont les mêmes que celles des moyens d'ancrage dont ils disposent : couronnes dentaires, inlays ou d'onlays.

Les implants dentaires remplacent progressivement les bridges
Avec l'avènement des prothèses dentaires sur implants, le nombre de bridges effectués tend à diminuer. En effet, lorsqu'un bridge est réalisé, les dents qui le supportent doivent être préparées et doivent ensuite supporter la charge des dents remplacées. Avec les implants, on ne touche pas les dents voisines et les forces de mastication sont prises en charge par les implants. Ils préservent ainsi l'avenir des dents voisines et de l'os alvéolaire qui les soutient.

Les prothèses amovibles complètes

Conception de la prothèse
La réalisation des prothèses amovibles complètes nécessite une succession d’étapes d’une grande précision. En effet, deux empreintes ou plus sont nécessaires pour enregistrer de façon très précise la position de la gencive, de la langue, des lèvres et des joues.
Utilisation des boutons-pression :
Si la surface de contact entre la prothèse et la gencive n’est pas suffisante, ou si la salive vient à manquer, on peut stabiliser la prothèse à l’aide de boutons-pression placés sur des implants.

Le suivi
Lorsque l’on porte une prothèse amovible complète pour la première fois, il faut prévoir une période d’adaptation, notamment pour s’alimenter.
Dans les semaines qui suivent la pose de la prothèse, de nombreux réglages peuvent être nécessaires afin de parfaire sa morphologie et d’assurer un confort optimum.
Avec le temps, il est possible que l’os et la gencive de la mâchoire s’affaissent et entraînent une perte de stabilité de la prothèse. On remédie à cette situation en réalisant un « rebasage », qui permettra de combler les espaces libres entre la prothèse et la gencive.

Les inlay-cores

Dans le cas de dents très abîmées (carie importante, fracture) il est parfois impossible de poser une couronne sur le fragment de dent qui subsiste.
Pour consolider la dent, un inlay-core est alors réalisé. C’est une pièce métallique ancrée dans la ou les racines de la dent, et dont la partie supérieure servira de support à la future couronne.
De ce fait l’inlay-core est aussi appelé « faux-moignon ».
La décision de faire appel à un inlay-core ne sera prise qu’après un examen clinique (position de la dent, état parodontal…) et un examen radiologique.

Principales indications
L’inlay-core est indiqué chaque fois que toute autre restauration classique s’avère insuffisante, soit en terme de résistance mécanique soit en terme de surface d’appui.
- Renforcement ou reconstitution d’une dent à couronner
- Traitement d’une dent servant de pilier à un bridge (nécessité d’un ancrage fort)
- Mauvaise occlusion (contact entre les deux mâchoires) et pression mal répartie
- Malpositions dentaires
La pose d’un inlay-core nécessite la dévitalisation préalable de la dent.
Un traitement approprié élimine la pulpe dentaire restante et prépare les canaux à recevoir le pivot de l’inlay-core.
Une fois l’inlay-core posé, une empreinte de l’ensemble est prise permettant la confection sur mesure de la couronne par le prothésiste. Elle est ensuite scellée comme si elle était placée sur une dent avec une reconstitution « simple ».
En plus d’une forte résistance à la pression masticatoire, l’inlay-core permet d’obtenir une bonne étanchéité au niveau de l’obturation des canaux. Par ailleurs il assure une solide jonction entre la racine et la couronne.
Comme tout matériau placé dans la bouche, l’inlay-core peut être réalisé en métal précieux. Si nécessaire il peut être fait en céramique (zirconium).

Les implants

Qu'est-ce qu'un implant dentaire ?

Quand pose-t-on un implant ?
Un implant peut être mis en place, soit immédiatement après l’extraction d’une dent, soit après la cicatrisation de l’os et de la gencive. L’acte chirurgical est souvent simple et peu douloureux. Il se fait sous anesthésie locale comme pour le traitement d’une carie. La prothèse définitive est réalisée après la solidification de l’os autour de l’implant (dans un délai de 2 à 6 mois). Dans certaines conditions, une prothèse provisoire peut être mise en place immédiatement après la pose de l’implant.

Indications et contre-indications
Pour poser un implant, il faut que le volume et la qualité de l’os de la mâchoire soient suffisants. Ces paramètres sont généralement évalués à l’aide d’un scanner. Cependant il est aussi possible d’augmenter le volume osseux à l’aide d’une greffe osseuse. Il est également important que les dents voisines et la gencive soient saines.
Un questionnaire médical permettra d’écarter d’éventuelles contre-indications : irradiation de la face, haut risque d’endocardite infectieuse (infection d’une valve du cœur par des bactéries de la bouche).
Les contre-indications relatives sont plus fréquentes : mauvaise hygiène, tabac, diabète non équilibré, prise de médicaments anticoagulants...

Pose d'implants dentaires

Mise en place des implants dans une clinique ou au cabinet dentaire
La mise en place d’implants nécessite une asepsie opératoire rigoureuse. Elle peut être réalisée au cabinet ou en bloc opératoire en fonction des habitudes du chirurgien et de la configuration de son cabinet, qui s’adapte ou non à la pose d’implants.

La mise en place de l’implant
Une anesthésie locale est réalisée. La gencive est incisée et dégagée pour avoir accès au site osseux où la pose de l’implant est prévue. Le passage successif de forets de différents diamètres permet de préparer le logement dans lequel l’implant est ensuite mis en place.

La fermeture du site chirurgical
Une fois le ou les implants mis en place, le site d’intervention doit être refermé soigneusement afin de permettre à l’implant de s’intégrer totalement à l’os de la mâchoire dans les meilleures conditions.
Deux options de fermeture sont possibles :
1ère option : avec enfouissement total des implants
La gencive est remise en place et suturée dans sa position initiale. Les implants sont alors entièrement enfouis sous la gencive, et donc très bien protégés. Si cette option est choisie, il faudra rouvrir légèrement la gencive deux à six mois plus tard pour dégager la tête des implants afin de réaliser la prothèse.
2ème option : sans enfouissement des implants
La gencive est suturée en laissant dépasser la tête des implants. La gencive cicatrise directement autour des implants. Cette technique permet d’éviter un deuxième temps chirurgical pour dégager la tête des implants. En revanche, les implants sont moins bien protégés pendant la période d’intégration osseuse. Cette option est réservée aux cas les plus favorables.

L'analyse pré-implantaire

Réalisation d’un projet prothétique
La mise en place d’implants est avant tout destinée à supporter une prothèse qui doit être esthétique et fonctionnelle. C’est donc le projet de la future prothèse qui va guider la mise en place des implants. Lorsqu’il s’agit de projets prothétiques simples (une ou deux dents), la planification du traitement est relativement aisée. Pour des projets complexes, une analyse plus poussée est parfois nécessaire, avec la réalisation de divers « maquettes » ou « guides » permettant d’anticiper et de prévoir, sur des modèles et/ou dans la bouche, la position des futures dents prothétiques. Une planification totalement informatisée peut également être utilisée dans certaines situations.
Un examen dentaire et buccal sera effectué afin d’évaluer l’état de la zone à implanter et de rechercher d’éventuelles caries ou gingivites à traiter conjointement au problème de dents manquantes.

Planification de l’intervention chirurgicale
Une fois le projet prothétique validé, le chirurgien doit voir dans quelles conditions il est possible de placer des implants pour soutenir la future prothèse. Le volume osseux est analysé afin de déterminer la nécessité ou non de réaliser une greffe osseuse. La longueur et le diamètre de chaque implant sont également déterminés à ce moment.
La réalisation d’un projet prothétique correct et d’une intervention chirurgicale bien planifiée vont être les garants d’un résultat fonctionnel et esthétique prévisible.

Douleur et implants dentaires

Quelles sont les suites opératoires ?
Après la mise en place d’implants, diverses réactions peuvent apparaître :
- Une douleur : elle dépend principalement de l’importance de l’intervention, c’est-à-dire du nombre d’implants posés dans la séance. La douleur post-opératoire est très variable d’une personne à une autre. De façon générale, pour la mise en place de 1 ou 2 implants, la douleur est nulle ou faible. Pour des interventions plus importantes, une gêne supplémentaire est à prévoir pendant quelques jours.
- Un œdème : il s’agit d’un gonflement de la gencive et de la joue lié à la réaction inflammatoire qui suit toute intervention chirurgicale. Il est souvent présent de façon très légère. Dans certains cas, il peut s’avérer plus important.
- Un hématome : il est dû à un saignement interne qui persiste de façon transitoire après l’intervention et survient occasionnellement. Lorsqu’il est étendu, il peut paraître impressionnant mais il est rarement inquiétant.
Lorsque ces suites opératoires vous semblent supérieures aux prévisions de votre chirurgien-dentiste, n’hésitez pas à le lui signaler rapidement afin de détecter une éventuelle complication.

Gestion du stress et de la douleur
Le stress et la douleur liés à une pose d’implant dentaire peuvent être prévenus et traités de façon efficace grâce à une prescription bien adaptée en adéquation avec votre état de santé et avec la lourdeur de l’intervention prévue.
Si vous ne supportez pas les médicaments prescrits ou s’ils ne vous semblent pas assez efficaces, n’hésitez pas à nous en parler afin que votre traitement puisse être revu.

La maintenance implantaire

Les complications implantaires
- Les complications infectieuses : les implants, comme les dents, peuvent se déchausser. Le déchaussement des implants appelé péri-implantite est un phénomène infectieux causé le plus souvent par un nettoyage insuffisant autour des implants.
- Les complications mécaniques : ces complications sont rares. Il s’agit de fractures des implants eux-mêmes, ou des vis qui servent à fixer la prothèse dans l’implant.

Prévention des complications
- La prévention des complications infectieuses passe par un nettoyage soigneux de la jonction gencive/implant. Ce nettoyage est à faire au moins deux fois par jour avec un brossage minutieux conjuguant la brosse à dents et des instruments de soins interdentaire (fil dentaire ou brossette interdentaire). Il doit être associé à un nettoyage professionnel par le chirurgien-dentiste, une ou plusieurs fois par an en fonction des recommandations du cabinet.
- La prévention des complications mécaniques passe par un contrôle régulier de l’occlusion, c'est-à-dire par le réglage minutieux des contacts entre les dents. Ces ajustements sont réalisés avec de légers meulages des dents ou des prothèses implantaires.

Votre passeport implantaire

Les Chirurgiens-Dentistes et le Conseil National de l'Ordre des Dentistes (CNOD) de France vous proposent un passeport implantaire de traçabilité.
Ce passeport a vocation à vous être remis. Il répond aux différentes normes en matière de traçabilité permettant de suivre votre dispositif implantaire et son évolution.

Votre passeport comprend deux volets :
- Le volet "Implant Chirurgie" mentionne le nom de l'implant, le nom du fabriquant et le numéro de lot, la position de l'implant dentaire, ainsi que sa longueur, son diamètre et sa composition.
- Le volet "Prothèse supra-implantaire" précise si la prothèse est fixée ou scellée, le type de ciment employé (provisoire ou définitif) et son numéro de lot, le matériau utilisé pour le pilier prothétique et la prothèse fixée, le numéro de lot...

Vous pourrez ainsi conserver ces documents dans vos archives médicales personnelles. C'est confortable et sécurisant de savoir que grâce à ce passeport vous pourrez être suivi, où que vous soyez dans le monde.
Les implants permettent de résoudre, de manière fixe et durable, la majorité des problèmes esthétiques et fonctionnels liés à une simple perte de dents, à un édentement partiel ou complet.

Les choix esthétiques

Le blanchiment

La consultation préliminaire
En consultation, le praticien et le patient décident de l’intérêt d’un éclaircissement. Un bilan bucco-dentaire préalable est effectué afin d’écarter certaines contre-indications comme la présence de caries, d’obturations non étanches ou d’inflammations gingivales. Ensuite un détartrage et polissage des arcades dentaires est indispensable avant la réalisation du traitement de blanchiment.
Il faut savoir qu’il s’agit plutôt d’un éclaircissement de la teinte naturelle de la dent et que les cas sévères de dyschromie (atteinte profonde de la teinte de l’émail liée souvent à la prise de médicaments lors de la formation de la dent) seront souvent traités par la technique des facettes.

Les différentes techniques d'éclaircissement :
- Au cabinet : 1 à 2 séances de 30 à 60 minutes sont à prévoir au fauteuil. Après avoir mis en place une protection au niveau des gencives, un gel blanchissant est appliqué sur l’émail des dents et activé par une lampe à UV.
- A la maison (technique ambulatoire) : l’empreinte des deux mâchoires est effectuée au cabinet afin d’élaborer des gouttières en plastique ajustées à la dentition. Le praticien les remet au patient avec un coffret contenant des seringues de gel blanchissant. Le patient appliquera le gel actif à l’intérieur des gouttières pour ensuite les insérer en bouche pendant 30 à 60 minutes par jour. La durée de la « technique ambulatoire » est en général de 15 jours. A noter que dès le deuxième jour, on obtient un résultat. L’avantage du blanchiment ambulatoire est, qu’ultérieurement, le patient pourra utiliser ses gouttières 6 mois après, suite à une séance de détartrage, pour redonner un coup d’éclat à ses dents.
- Pour les dents dévitalisées qui ont noirci au cours du temps mais qui ne sont pas trop atteintes, il existe une technique de blanchiment spécifique. Après avoir protégé l’intérieur de la racine par une sorte de bouchon, un gel blanchissant est placé dans le reste de la partie supérieure de la dent. Le produit est laissé à l’intérieur de la dent, de quelques jours à quelques semaines. Quand la dent a récupéré la même teinte que les dents voisines, le gel est retiré et la dent est rebouchée définitivement.

Les colorations dentaires

Mes dents sont tachées, que faire ?
Les colorants alimentaires (café, thé, vin...), la nicotine ainsi que certains produits pharmaceutiques (bain de bouche à base de chlorhexidine, médication à base de fer,...) colorent très fréquemment le tartre, les dents et les restaurations dentaires à base de résine. Cela entraîne un aspect très disgracieux de la denture.
Une hygiène bucco-dentaire quotidienne, des détartrages réguliers associés à un polissage des dents permettent en général de remédier à ce problème.
Il est déconseillé par contre d’utiliser un dentifrice abrasif qui risquerait de rayer la surface des dents et d’accélérer indirectement l’apparition de nouvelles colorations.
L’élimination de la substance colorante dans vos habitudes de vie représente toutefois la meilleure solution.
Si ces taches correspondent à des petits défauts de l’émail, votre chirurgien-dentiste pourra vous proposer la technique de la micro abrasion, technique qui permet de gommer les taches en surface.

Je ne veux pas d’amalgame, peut-on me proposer autre chose de plus esthétique ?
Dans certains cas, il est possible de remplacer les amalgames par des résines composites. Cependant différentes techniques sont à envisager en fonction de l’importance de la carie.
Si celle-ci est de petit volume, votre praticien pourra réaliser directement son composite pendant la séance.
En revanche, pour les caries volumineuses fragilisant la dent, il est alors préférable de fabriquer un composite renforcé à partir d’une empreinte de la cavité (inlay ou onlay).

J’ai une dent dévitalisée qui noircit. Y a-t-il une solution pour l’éclaircir ?
Si la dent n’est pas trop délabrée votre chirurgien-dentiste pourra vous proposer un blanchiment interne pour l’éclaircir.
Le blanchiment est une technique qui permet d’éclaircir la couleur interne des dents afin de leur redonner un éclat et une brillance plus attractives.
Cette technique d’éclaircissement permet de redonner aux dents plus d’éclat et de brillance.

Prendre soin de ses dents

Les 10 règles d'or d'une bonne hygiène dentaire

- Idéalement deux brossages par jour sont recommandés. En pratique, deux brossages quotidiens minutieux permettent d’obtenir une hygiène satisfaisante, si la gencive est en bonne santé. En cas de maladie des gencives, les trois brossages quotidiens sont indispensables. Ne rien manger ni boire (à part de l’eau) après le brossage du soir.

- La brosse utilisée doit être à poils souples, avec une tête de petite dimension pour accéder à tous les recoins. Des poils trop durs peuvent user votre émail de façon importante sur le long terme. Mieux vaut un brossage doux et un peu plus long qu’un brossage agressif qui risquerait d’abîmer votre émail et vos gencives.

- La brosse manuelle permet d’obtenir d’excellents résultats lorsqu’elle est bien utilisée. Certaines brosses électriques permettent d’obtenir les mêmes résultats avec un peu plus de facilité.

- Brossez toujours vos dents en faisant un mouvement de la gencive vers la dent. Au début du mouvement, les poils de la brosse doivent être posés sur la gencive. Attention à bien brosser toutes les faces des dents.

- Les brossettes interdentaires et le fil dentaire font partie intégrante du brossage. En effet, la brosse à dents ne nettoie pas entre les dents. Une grande partie des problèmes dentaires (caries, déchaussements...) démarre entre les dents puisque les bactéries y stagnent. Si la gencive est en bonne santé, le passage des brossettes doit être fait une fois par jour, idéalement le soir. En cas de maladie des gencives, il peut être nécessaire de le faire 2 à 3 fois par jour. Si les espaces interdentaires sont trop étroits, les brossettes doivent être remplacées par du fil dentaire.

- Pensez également à brosser la langue. Il existe des instruments spéciaux pour cela, mais la brosse à dents est suffisante. En effet la face externe de la langue est recouverte de bactéries qui peuvent contribuer, notamment, à une mauvaise haleine.

- Les hydropulseurs peuvent être utilisés en complément de la brosse. Ils peuvent être utiles pour enlever des débris alimentaires et faire un massage des gencives. Cependant leur action est insuffisante pour décoller les bactéries de la plaque dentaire, et ils ne remplacent en aucune façon la brosse à dent, ni les brossettes interdentaires.

- Le dentifrice doit être fluoré pour vous protéger des caries. A chaque âge correspond un dosage en fluor. Dans certains cas, un dentifrice spécifique peut être conseillé.

- Les bains de bouche antiseptiques ne doivent pas être utilisés quotidiennement en dehors des cures prescrites par le dentiste.

- Certains aliments sucrés et acides (comme les sodas ou le citron) abîment fortement les dents. Les consommer avec modération.

Brosse à dents manuelle ou brosse à dents électrique ?

Comme la plaque commence à se former entre 4 à 12 heures après le brossage, il est important de se brosser les dents au moins deux fois par jour.

Quel type de brosse choisir ?
Bien choisir sa brosse à dents est primordial pour l’hygiène buccale et si l’on utilise une mauvaise brosse à dents cela peut endommager les gencives.
Plusieurs critères sont à prendre en compte avant l’achat d’une brosse à dents, notamment les types de poils de la brosse. Nous vous conseillerons en fonction de votre cas personnel.
En général, les brosses à dents souples sont faites pour les personnes n’ayant aucun problème buccal, les brosses à dents à poils très souples sont plus adaptées aux gencives fragiles.
La brosse à dents manuelle :
- Est facile à transporter en cas de voyage, au bureau, à la cantine…
- Présente de nombreux modèles et gammes de prix
- Permet un contact plus « sensible » avec les dents
- Demande de se brosser les dents 2 minutes
- Changer de brosse tous les 2 ou 3 mois

La brosse à dents électrique :
- Elimine de manière approfondie la plaque dentaire
- Limite l’apparition de caries ou de gingivite
- Offre des fonctions complémentaires : minuteur, détecteur de pression, choix entre différentes têtes et différents modes de brossage
- Choix possible entre le modèle oscillo-rotatif (petite tête de brosse qui effectue des mouvements dans un sens puis dans l’autre) et le modèle sonique (tête de brosse qui ressemble à une brosse à dents manuelle avec mouvement latéral et des vibrations)
- Permet d’atteindre les endroits difficiles d’accès
- Deux minutes de brossage
Changer la tête de sa brosse à dents électrique tous les 3 mois

Technique de brossage
- Brosser ses dents sur de petites surfaces à la fois, avec un mouvement de rouleau
- Se brosser les dents en allant des gencives vers les dents, du rose vers le blanc

- Nettoyer avec le même soin les gencives, la langue et le palais
- Le brossage doit être doux et méthodique pour nettoyer toutes les surfaces dentaires

En effet, un brossage trop énergique peut abimer le tissu gingival et entraîner son déchaussement. Autres conséquences : sensibilité dentaire par une mise à nue de la dentine.

Quiz

Vrai ou faux ?

Le blanchiment abîme-t-il les dents ?
FAUX : Les produits de blanchiment (peroxyde de carbamide ou d’hydrogène) sont de plus en plus efficaces tout en étant inoffensifs pour les tissus dentaires. Leur innocuité a été prouvée dans de nombreuses études cliniques réalisées sur plusieurs années.
L’application au Cabinet ou à domicile des agents de blanchiment doit être obligatoirement précédée d’un examen minutieux de la dentition et d’un nettoyage-polissage de la surface des dents. En contact avec les dents, le gel de blanchiment libère de l’oxygène qui pénètre au sein de l’émail et de la dentine provoquant leur éclaircissement. Une sensibilité dentinaire au chaud froid peut survenir transitoirement et être traitée en appliquant des pâtes fluorées.

Les caries font-elles toujours mal ?
FAUX : Probablement plus de la moitié des caries ne sont pas ressenties par les patients car elles ne sont pas douloureuses. D’où l’importance d’un dépistage très régulier.

Avec l'âge, le déchaussement des dents est-il une fatalité ?
FAUX : Des mesures de prévention efficaces et des traitements adaptés existent pour se prémunir de ces problèmes. Garder une bouche saine tout au long de sa vie est possible grâce à un suivi bucco-dentaire dès le plus jeune âge.

Les infections dentaires peuvent provoquer des problèmes cardiaques !
VRAI : Les microbes présents dans les infections dentaires peuvent passer dans la circulation sanguine et provoquer des problèmes cardiaques. Ceci est d’autant plus vrai chez les personnes qui présentent déjà une pathologie du cœur.

Le tartre déchausse les dents
VRAI : Le tartre est très poreux. C’est un vrai nid à microbes. S’il n’est pas retiré régulièrement, les microbes qui s’y logent peuvent provoquer une inflammation de la gencive, entraînant un déchaussement des dents.

Pas de soins dentaires chez la femme enceinte
FAUX : Des soins peuvent être prodigués pendant le deuxième trimestre de la grossesse. Au premier et au troisième trimestre, seuls les soins d'urgence seront réalisés.

Les sodas, même sans sucre, sont mauvais pour les dents
VRAI : Toutes les boissons acides (sodas, jus de fruits, jus de citron…) provoquent des déminéralisations de la surface de l'émail et diminuent ainsi la résistance des dents en face de la maladie carieuse. Leur consommation doit donc se faire avec modération. En cas de sensibilité forte aux caries, optez pour une paille afin que l'acidité ne se répande pas dans toute la bouche.

Pour être plus efficace, le brossage des dents doit se faire avec une brosse à poils durs
FAUX : Les brosses à poils durs usent l'émail des dents et abîment les gencives. La brosse à dents doit donc être à poils souples, ou éventuellement médium.

Le détartrage abîme les dents
FAUX : Le détartrage n’abîme pas les dents, bien au contraire il soulage les gencives. Les instruments utilisés ne rayent pas nos dents et ne les rendent pas mobiles.

La cigarette provoque des caries
VRAI : L’affaiblissement du système immunitaire augmente la concentration de bactéries cariogènes dans la salive du fumeur. Le risque de caries serait donc plus élevé chez le fumeur régulier. De plus, une baisse du flux salivaire est fréquemment observée chez le grand fumeur.

Il faut être jeune pour pouvoir avoir des implants !
FAUX : La mise en place d'implants est possible à tout âge, si les conditions de santé de la personne ne sont pas en contradiction avec la réalisation de l'acte chirurgical. Seules quelques pathologies et médicaments particuliers peuvent contre-indiquer de tels traitements.

Les dents de lait n'ont pas de racine !
FAUX : Les dents de lait ont des racines, tout comme les dents définitives. Pourtant, quand elles tombent, on ne voit jamais les racines car elles ont été résorbées par la poussée de la dent définitive qui fait son éruption juste en dessous.

Mon enfant, n'a que des dents de lait, pas besoin d'aller chez le dentiste
FAUX : Les dents de lait doivent être contrôlées et soignées au même titre que les dents définitives. L'infection d'une dent de lait peut avoir des répercussions sur la dent définitive sous-jacente. La première visite chez le dentiste doit avoir lieu aux alentours de l’âge de 4 ans.

Une gencive qui saigne est une gencive malade
VRAI : Un saignement de gencive régulier, qu'il soit spontané ou provoqué par le brossage, reflète un état inflammatoire, voire infectieux, de votre gencive, et ceci même en l'absence de douleur. Des soins appropriés doivent alors être mis en oeuvre rapidement pour éviter une dégradation de votre état bucco-dentaire.

Une dent dévitalisée ne peut pas avoir de carie
FAUX : Une dent dévitalisée peut présenter une carie, exactement au même titre qu'une dent vivante. Par contre, comme le nerf de la dent a été retiré lors de la dévitalisation, la carie n'est pas douloureuse, sauf lorsque l'infection se propage au delà de la dent. On est alors au stade de l'abcès dentaire qui nécessite une prise en charge rapide.

Il faut emmener les enfants chez le dentiste à partir de 6 ans
FAUX : La première visite chez le dentiste doit se faire aux alentours de 3 - 4 ans. Les parents pensent souvent, à tort, que la première visite chez le dentiste doit se faire au moment de l'éruption des premières dents définitives, c’est-à-dire vers 6 ans. Or les dents de lait doivent être surveillées et soignées de la même façon que les dents définitives.
Avec M'T DENTS, des visites gratuites sont proposées par l’Assurance Maladie pour vos enfants de 6 ans, 9 ans, 12 ans, 15 ans et 18 ans.

Les dents de lait n’ont pas de caries
FAUX : Les dents de lait peuvent être cariées au même titre que les dents définitives. Cependant, la plupart des caries sur les dents de lait ne deviennent douloureuses qu'aux stades les plus avancés. Il est également important de noter que les caries profondes des dents de lait peuvent venir altérer les germes des dents définitives sous-jacents. Il est donc primordial de prévenir ces caries par un brossage efficace dès le plus jeune âge et par une visite annuelle au cabinet dès l'âge de 3 ou 4 ans.

Le diabète augmente le déchaussement des dents
VRAI : Le déchaussement des dents (ou parodontite) est aggravé et accéléré chez les patients qui présentent un diabète non équilibré. Chez ces patients, le traitement du déchaussement dentaire est rendu plus difficile s'il ne se fait pas en concomitance avec le traitement du diabète.

Certaines personnes sont allergiques aux implants
FAUX : Les implants sont fabriqués en alliages de titane. Le titane est un matériau hautement biocompatible. Aucune allergie à un implant dentaire en titane n'a jamais été rapportée.

Les biberons de lait peuvent provoquer des caries chez les enfants
VRAI : Le lait fait partie des aliments cariogènes. Il favorise l'apparition des caries. Lorsque les enfants s'endorment avec un biberon, la stagnation d’une petite quantité de lait toute la nuit dans la bouche entraîne un fort risque d'apparition de caries. Si l'enfant consomme un biberon de lait avant le coucher il doit se brosser les dents juste après.

Une gencive qui saigne est une gencive malade ?
VRAI : Un saignement des gencives au brossage est le signe d'une gingivite, ou plus grave, d'une parodontite (déchaussement des dents). Le saignement est dû à une inflammation gingivale provoquée le plus souvent par la présence de bactéries et de tartre sous la gencive. Un traitement approprié doit alors être mis en place afin de contrôler cette situation.

Les adultes peuvent bénéficier de traitements orthodontiques comme les enfants et les adolescents
VRAI : Les déplacements et alignements dentaires peuvent être réalisés à tout âge, à condition que la bouche ait été débarrassée au préalable de tous foyers infectieux (carie, abcès, gingivite, ...). Chez les adultes on a recours, lorsque cela est possible, à des techniques de traitement invisibles.

Un implant dure toute une vie
FAUX : un implant peut durer de nombreuses années voire parfois toute une vie. Néanmoins, diverses complications peuvent survenir au niveau d'un implant : déchaussement, infection, fracture d'une vis ou de l'implant, ... Pour garantir un succès dans le temps de vos implants, un certain nombre de précautions s'imposent : hygiène irréprochable, contrôles réguliers chez votre chirurgien dentiste et utilisation d'un système d'implant éprouvé. Les implants sont des dispositifs efficaces et confortables mais nécessitent d'être entretenus minutieusement pour garantir leur succès à long terme.